Photo

Un peu d’Hannilove dans ce monde de brutes…

Link

Critique Chronique - Saison 1 - YouTube

Toute la saison 1 de Critique Chronique, juste pour vous ici ! Avant que ne reprenne la saison 2, prochainement…

Photo Set

xombiedirge:

John Carpenter’s Escape series previews from the film director tribute art show, Imagined Worlds II. Opens October 17th, 2014, at the Hero Complex Gallery / Facebook.

Escape From New York by Adam Juresko / Tumblr / Store

Escape From New York/L.A by Mike Whiskey

Escape From L.A. by La Fabrique de Posters

Source : xombiedirge
Text

Aujourd’hui je vous fais un petit article sur American Horror Story…

image

Permettez-moi d’intervenir à contre-courant sur une des séries populaire du moment : American Horror Story.

Hier soir, j’ai vu le premier épisode de la nouvelle saison, cette fois-ci intitulée “Freakshow”. 

J’ai trouvé cet épisode (presque un nouveau pilote, comme à chaque saison) bien construit, intriguant, inquiétant et j’en passe. La “mission” de l’épisode fut remplie : celle de me donner envie d’y revenir. Puis, une petite voix s’est activée dans ma tête et m’a rappelé la chose suivante, cela à été le cas pour TOUTES les saisons précédentes d’American Horror Story pour un résultat -à mes yeux- souvent pas à la hauteur. Cela m’énerve et laissez-moi vous dire pourquoi… 

Le principe d’American Horror Story de raconter une nouvelle histoire d’horreur complète à chaque saison, ce qui est un énorme avantage pour les scénaristes, mais aussi quelque chose qui nécessite une analyse intransigeante de chaque saison. Je m’explique.

Quand des scénaristes de série(s) bénéficient d’un nombre d’épisodes limités, ils savent qu’ils auront droit à une construction claire (ou du moins une construction sous leur contrôle) et d’une résolution, quelle qu’elle soit. Par exemple, le seul flottement scénaristique qu’on pourra reprocher à une série comme Lost se passe aux alentours des saisons 2 et 3, quand les scénaristes ne savaient pas où ils allaient, au niveau de la durée de leur série (4 saisons ? 8 ? 12 ?). Dès que les exécutifs de la chaîne ABC les ont informés qu’ils iront jusqu’à 6 saisons, le staff créatif a alors pu établir une véritable structure de développement à leur histoire, éliminant par la même occasion les longueurs. Quant à savoir s’ils ont réussi ou non…on va dire que les avis diffèrent (personnellement, je suis satisfait de l’histoire tout comme sa conclusion, mais je m’égare).

American Horror Story, donc, bénéficie du même avantage qu’ont eu des séries comme True Detective ou Fargo : ils savent où ils vont.

La raison pour laquelle je “m’insurge” (oh le gros mot !) aujourd’hui contre cette série qui à force de vouloir paraître cool l’est devenue (marketing, posters, pubs virales, DÉBUT d’histoire intéressantes) mais la qualité scénaristique n’est pas là et pourtant beaucoup applaudissent leur talent, ce que je désapprouve. Chaque saison à son histoire et à toujours une construction narrative pour le moins relative avec des pans entiers d’intrigues qui se révèlent plus ou moins inutiles au bout du compte (j’en veux pour preuve le personnage pseudo Frankenstein de la saison 3, les Aliens de la saison 2 (POURQUOI ?) et j’en passe…) sans compter les épisodes qui semblent être là pour combler ou les intrigues à tiroirs qui se révèlent inutiles. Je pense -à titre personnel- que seule la saison 2 s’est maintenue en qualité. L’ambiance, les personnages, tout tenait la route. Seulement, l’intrigue des aliens est venue entacher une histoire pourtant très bien huilée et elle n’a abouti sur rien d’intéressant au bout du compte, affaiblissant même l’histoire de mon point de vue. 

Les autres saisons sont inégales. La première semble peiner à maintenir uniquement son postulat de départ et la troisième semble être continuellement en train d’hésiter entre le ton d’ado et le film d’horreur (passer d’une scène de sexe avec un Minotaure à deux filles qui se chamaillent pour un garçon), bref je pourrais développer, mais je pense que vous avez saisi la substance de mon propos ici.  


Quand on sait la durée exacte de son histoire, avoir ce genres d’erreurs ou de longueurs prouve l’incompétence de ses scénaristes. Un film de deux heures avec plus d’une demi heure de remplissage est un film mal géré et on en connait tous.

Le plus gros péché d’American Horror Story est un péché d’orgueil : chaque saison offre un postulat de départ toujours assez excitant (maison hantée, asile de fou, sorcière, freaks) qui fini généralement assez mollement (respectivement retournement à la M.Night Shyamalan déjà vu, fin classique, tennager movie et…à voir). Le pire étant que ces fins moyennes se passent dès fois au détriment d’intrigues développées en en cours de saison qui semblaient nettement plus intéressantes.

En y regardant de plus près, nous pourrons noter qu’il semble s’agir de la malheureuse méthode du co-créateur de la série, le tout aussi populaire, Ryan Murphy.
Murphy est l’apôtre du “je vous vends du rêve au premier acte avant de vous laisser tomber au troisième.” J’en veux pour preuve celle qui fut en son temps sa série phare : Nip/Tuck.

Nip/Tuck n’était-elle pas la quintessence, de la série “cool” fut un temps ? Tout le gratin d’Hollywood (et d’ailleurs) se pressait pour y passer, faire un des fameux clients de McNamara & Troy. 

Et maintenant la question à 1000€ : vous vous souvenez de la fin de la série ? Non ?
Ah, vous avez arrêté avant…vous et 85% de l’audimat de base de la série. La série s’est empêtrée dans une course au choquant, essayant de trouver de nouvelles manière de surprendre le spectateur avec ses cas spéciaux tout en tournant en rond au niveau de la relation entre les deux chirurgiens et le triangle amoureux qu’ils constituaient avec la femme de l’un d’eux.
Le dernier épisode de la série est d’une platitude affligeante et, pour une série qui s’est toujours voulue “subversive”, terriblement conventionnelle.

L’évolution et la conclusion de la série de Ryan Murphy présente bien un schéma qu’il est facile de décaler sur les saisons de American Horror Story. Ce lancerait-il dans les histories dans en connaître la véritable conclusion ? Sans plan d’attaque ?

Pour info, Murphy est aussi le créateur de la série Glee (oui, je sais, le lien Glee/AMS n’est pas facile à concevoir ^^). Je ne suis pas assez versé dans la série musicale teenager mais j’ai tout de même entendu dire que la qualité avait grandement baissé au point que la saison en cours serait la dernière. Tout cela amènerait à prouver que Ryan Murphy est un bon sprinter, mais il est loin de faire un bon marathonien… 

Bref, American Horror Story constitue, à mon goût une niche à bonnes idées, continuellement mal gérées. Le “buzz” est plus fort que la construction des histoires et, à mon goût, en tant que téléspectateur lambda, cela m’ennuie beaucoup.

Le premier épisode de la nouvelle saison ne déroge pas à la lettre et j’ai envie de voir la suite, mais je me tiens sur mes gardes; il y a de fortes chance que cela tourne mal et pas seulement à l’image des mésaventures des personnages de cette univers définitivement horrible.   

Qu’en pensez-vous ?

Photo

Critique Chronique : Saison 2

Bientôt.