Posts Tagged: critique

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Sorti le 9 avril

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Noé de Darren Aronofsky

Sujet : Noé, un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde. La fin du monde… n’est que le commencement (Allociné).

Mon état d’esprit en allant au cinéma : Je suis fan de Darren Aronofsky depuis son premier film : Pi. Puis Requiem for a dream, The Fountain, The Wrestler et, bien évidemment : Black Swan, un véritable petit chef d’oeuvre. Je suis passionné de théologie -sans être religieux pour autant (du tout même). Donc, vous me voyez assez motivé d’aller voir ce film….

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Critique : L’histoire de Noé est quelque chose de simple et compliqué à la fois. Simple, narrativement parlant : Noé apprend de Dieu qu’Il va noyer le monde, mais il sait comment s’en tirer, il le fait et point. Compliqué -et pour le moins complètement irréaliste- car Noé sauve en chemin tous les animaux du monde, rien que ça. Devant une telle opposition, le metteur en scène Darren Aronofsky a choisi de…complexifier un peu tout ça. Il essaye de régler dans un même film de 2h28 la condition humaine, la vision de Dieu sur les hommes, la religion, une fable écologique, un film hollywoodien et j’en passe…et le problème en général est que, quand on court plusieurs lièvres à la fois, on en attrape aucun. 

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Le film s’ouvre sur “ce-qui-ne-doit-pas-être-montré” : le jardin d’Eden, Adam & Eve, le serpent, le fruit défendu, tout ça tout ça, à base d’images floues et visiblement haut perchées sur leur piédestal numérique. Alors déjà, selon moi, toute représentation biblique d’événements comme Adam & Eve dans le jardin d’Eden ou même la relation entre Caïn et Abel, doit avoir quelque chose de visuellement original. Je veux dire, nous touchons ici au point d’origine narratif de tout temps (ça et Shakespeare on va dire ah ha) et si le fait d’en parler n’est pas l’occasion de le dépoussiérer, à quoi cela sert-il donc ? Mel Gibson s’était approché du sujet avec sa “Passion du Christ”, mais, au bout du compte le film avait peu d’intérêt (même s’il était visuellement magnifique, il faut bien reconnaitre que Mel Gibson SAIT magnifier son sujet) autre que de voir quelqu’un se faire torturer pendant des heures. Si vous n’êtes pas religieux, il est facilement compréhensible que le film ne vous attire pas. Aronofsky, pourtant metteur en scène talentueux, ne profite pas de l’occasion pour montrer quelque chose d’original mais, au contraire, sombre dans le cliché le plus total. Alors quand je dis “ce qui ne doit pas être montré”, ce n’est pas un jugement de valeur, ni la représentation de ma déception (enfin pas seulement), c’est surtout le fait de se retrouver dans un marasme de clichés qui, en plus développés, ne font que donner une touche “barbante” que le film se devait d’éviter, étant donné son sujet. Exemple : après avoir suivit un cours d’eau qui traverse tout le monde, nous faisons le chemin inverse…à dos de colombes… Sérieusement ? 
Je ne parle là que de la première demie-heure de film. Prenez un café, on est là pour un moment. 

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Il semble qu’Aronofsky essaye d’éviter, quelque part, d’être trop religieux. Oui, “LOL" je sais. Mais j’ai deux exemples :
1 - “Dieu” n’est jamais cité dans le film, on y fait référence en tant que “Le créateur”. En gros, le réalisateur essaye de détourner un film religieux en film mystique (sans succès, c’est Noé quoi !).
2 - Le personnage de Noé part en trip Mi-“Shining" mi-"Mosquito Coast" tendance intégriste religieux à un moment du film (probablement le meilleur passage, le seul où j’ai cru que le réalisateur allait vraiment nous dire quelque chose). On sent donc là la manifestation d’un message anti-intégrisme religieux évident, pas original mais bien retranscrit. 
Pour revenir à ma frustration de voir notre réalisateur suivre les fondements visuels de la bible, il faut noter qu’il s’octroie indépendamment des libertés comme cette histoire de “veilleurs”: des anges tombés sur terre, transformés en monstres de pierres puis employés de Noé pour la construction de son arche, mais aussi sa première ligne de défense. 
Alors nous avons d’un côté un metteur en scène qui semble être obligé de suivre des codes archi-revus et de l’autre ce même metteur en scène qui s’autorise d’énormes libertés et pourquoi ? Pour rendre plus réaliste la construction de l’arche…? Cela m’amène à l’autre grand problème : l’impossibilité de faire cohabiter le réalisme avec l’histoire de Noé.  

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Alors déjà : Non.
Non, on ne peut pas faire cohabiter toutes les espèces animales dans une arche. Désolé de vous l’apprendre, ce n’est pas possible (pour rire, je vous invite à jeter un oeil au second spectacle de Ricky Gervais qui en parle longuement). Alors on essaye de nous le faire croire (normal), on détourne même notre attention avec un méchant et des humains très vilains, mais bon c’est pas grave, c’est l’histoire, faut faire avec. Niveau réalisme, le metteur en scène joue bien (mieux) cette carte au niveau psychologique. Le complexe (presque divin) de Noé face au fait d’être un “élu” au milieu des hommes, devant faire des choix pour le moins drastiques est bien illustré et on va jusqu’à lui faire quasiment perdre la raison. Ce point de vue, totalement hors de la diégèse biblique, est vraiment intriguant et aurait méritait un film à lui tout seul. Mais comme je le disais en introduction, ce n’est qu’un des nombreux sujets qu’Aronofsky veut traiter sans vraiment y parvenir, finissant par un parallèle évidement avec l’autre histoire biblique, celle d’Abraham et le sacrifice de son fils Isaac. Mais cette histoire de Noé perdant la raison face à un dilemme divin provoque un parallélisme évident avec une question de foi. Le metteur en scène essayant d’être plus mystique que religieux, donc, son problème ici est qu’il ne prend pas en compte que l’idée même de la foi ne vient pas d’anges en forme de monstres de pierre géant où le fait que dès qu’on demande un miracle au “créateur” celui-ci s’execute, non le principe même de la foi est de croire sans avoir de preuve (la base de “l’opposition” entre Saint Thomas et Saint Augustin).

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Après il y a évidement le parallèle contemporain qu’on ne peut éviter, car très à la mode, la fable écolo : “l’homme est mauvais, il détruit tout" et où la créateur pourrait s’apparenter plus à "Mère Nature" reprenant ses droit sur le monde et où la gentille famille écolo de Noé (végétariens, respectueux de la nature -"On arrache pas les fleurs !”) sont les seuls qui méritent d’être sauvés, alors que le méchant, carnivore, mérite de mourir dans les souffrances les plus atroces possible (en même temps, c’est lui qui a tué le papa de Noé y’a longtemps donc c’est mérité. Ah oui, je vous ai pas dit que le film voulait parler de vengeance aussi ?). Je ne dis pas que c’est mal de développer un propos de ce genre, juste il a été tellement rabattu ces derniers temps qu’une manière originale de faire passer le message serait tout de même bienvenue. 
En posant les codes Hollywoodiens sur son film Aronofsky ne fait que s’enfoncer et sombre quelques fois dans le ridicule (Oui, on a compris, le méchant représente tout ce qu’il y a de mauvais dans l’homme, inutile de nous remontrer l’histoire depuis Caïn !).  
Bon, pour le reste, oui les acteurs font leur travail (sans conviction pourrais-je ajouter à l’exception d’Emma Watson). Et quelle tristesse de voir une bonne actrice de la trempe de Jennifer Connelly jouer “la femme”. La mise en scène est très correcte, même si elle ne contient aucun moment de grâce (à l’instar de Black Swan) et, dernier point, visiblement, Hollywood n’a plus aucun animal, puisque toutes les bêtes de ce films sont remplacés par d’insupportables copie numériques comme toujours trop expressives pour être honnêtes qui ont plus tendance à nous sortir de l’histoire qu’autre chose. 
Bref, vous l’aurez compris, Noé ? Je ne vous le conseille pas trop. 

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Verdict : Une perte de temps et d’argent. Beaucoup de talents mis au service de quelque chose qui parle à tort et à travers sans rien dire au bout du compte, ou si peu. Très décevant. 

1.5/5

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Les 3 films que j’irais pas voir ce mois-ci…

Sortie le 2 avril

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Avis de Mistral de Rose Bosch

Pourquoi je n’irais pas Jean Reno en papy gâteau Marseillais qui redécouvre la vie au travers de ses petits enfants…? Comment vous dire ? Non merci. J’ai pas de coeur ? Non, non c’est juste que, à part quelques films il faut quand même voir les choses en face : il joue pas de manière terrible le garçon. Voilà. 

Ce qui peut sauver la situationAlors là je ne vois pas…mais je vous en prie, allez-y pour moi vous me direz ;)

Sortie le 9 avril

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Divergente de Neil Burger 

Pourquoi je n’irais pasVotre Twilight like du mois. Comme tous les mois maintenant, pas vrai ? Vampire Academy le mois précédent et “je-ne-sais-plus-lequel” le mois d’avant…ça va s’arrêter un jour ? Vivement les films sado-maso à la “50 shades of grey” qu’au moins on rigole un peu, parce que, en tant que mode, là je sature…

Ce qui peut sauver la situation Oh ben là, du moment que cette mode n’est pas passer, on va en bouffer…ou PIRE ! Que les studios parviennent à trouver leur “nouveau Twilight” et LÀ on va en reprendre pour une dizaine d’années… (Seigneur, j’espère que non !) 

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Sortie le 23 avril

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Brick Mansion de Camille Delamarre 

Pourquoi je n’irais pasC’est l’adaptation de Banlieue 13. 

Ce qui peut sauver la situation Attendez, on s’est pas compris là, je reprends : C’EST L’ADAPTATION DE BANLIEUE 13 !

(et me sortez pas “Snif snif” c’est le film posthume de Paul Walker, parce que quand bien même : C’EST L’ADAPTATION DE BANLIEUE 13 !)

Voilà c’est tout pour ce mois-ci ! Rendez-vous le mois prochain avec son nouveau lot de Twilight-like et autres films de merde ! ^^

Paix.

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Diffusé sur HBO aux USA et OCS Novo en France

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True Detective (Anthologie - saison 1) de Nic Pizzolatto

Sujet : La traque d’un tueur en série amorcée en 1995, à travers les enquêtes croisées et complémentaires de deux détectives, Rust Cohle et Martin Hart.

Critique : C’est venu de nulle part.
HBO annonce une série policière avec -oui- deux acteurs de cinéma.
Bon ben très bien : “On attends de voir” pensions-nous en pauvres spectateurs naïfs et blasés. Et puis il s’est passé quelque chose, juste après un générique (déjà) d’une extrême qualité : notre télévision s’est mise à diffuser un film. Et quel film ! N’ayons pas peur des mots : le digne héritier du Se7en de David Fincher.
Sur le papier, rien de très novateur : deux flics enquêtent sur un serial killer.
A l’image : une mise en scène qu’une qualité cinématographique incroyable, un scénario et des dialogues ciselés, des personnages incroyablement réels & atypiques et une ambiance mystique. 

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De mémoire de téléspectateur (et dans ce domaine, j’en ai une bonne), rarement une telle qualité fut égalée, à l’exception peut-être du premier épisode de Boardwalk Empire réalisé par Martin Scorsese ou du premier épisode de House of Cards par David Fincher. Mais ces deux exemple ont eu le même problème : les metteurs en scène ont bien dû être remplacés tôt ou tard, abaissant -un minimum- la qualité.
Point de cela ici, où une seule et même équipe, un seul scénariste et un seul réalisateur restent à la barre le temps pour l’intégralité de cette saison elle-même composée de huit épisodes seulement.
Notre duo héroïque, nos “True Detective(s)” est un duo fort atypique, non pas basé, comme beaucoup, sur le conflit et l’humour. Ici il est plutôt question de paradoxe(s). Le nihilisme de l’un, face à la bonhommie de l’autre met les deux hommes en constant paradoxe mais aussi face à leurs propres erreurs. Les erreurs qui datent d’avant l’histoire tout comme les répercussions de celles commises pendant le laps de temps de la série (soit entre 1995 et 2012). 
La thématique du show être principalement les hommes et de leurs démons. Que cela soit une vision sombre du monde pour l’un (Rust), l’alcool et les femmes pour l’autre (Marty) ou ceux qui semblent hanter le ou les meurtriers. Chaque être doit affronter ses démons et dans certains cas, c’est à certains hommes d’arrêter les démons des autres, soit l’enquête que mènent nos deux héros…    image
La qualité cinématographique indéniable de la série aura fait passer l’univers télévisuel à un autre niveau, je pense que peu de personnes pourront s’opposer à cela. Une histoire aussi maîtrisée, si bien construite avec ces multiples changement temporels et de narration vaut son pesant d’or et prouve que LA règle numéro est toujours d’actualité : peu importe l’histoire ce sont les PERSONNAGES qui comptent. Toutes les plus grandes séries qui ont marqué leurs époques ont ce point commun : les personnages sont extrêmement développés (Les SopranosSix Feet Under et j’en passe). A cela je pourrais ajouter le sempiternelle laïus : “Ce n’est pas la destination qui compte, c’est le voyage”. 
La série fonctionne de A à Z et le fait que nous sachions que nous n’avons que cette histoire avec ses personnages rend tout ce que nous vivons d’autant plus palpitant…

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Bon, bien sûr, je vais chipoter. Il faut bien. En plaçant la barre aussi haut aussi tôt, True Detective est devenu son propre ennemi. La narration lent§e des premiers épisodes est bouleversée à l’épisode 4 quand tout se met à avancer rapidement : Rust s’infiltre chez les bikers, des semaines passent en un battement de cil et le problème c’est qu’on aurait voulu voir tout ça, comment il y est revenu et tout. Certains épisodes de cette série marchent comme de véritable petits films d’autres sonnent trop “série” justement, comme s’ils constituaient des “ponts” de l’intrigues ; je pense surtout aux épisodes 4 et 7. Encore une fois, je fais ici la fine bouche, parce que ces deux épisodes ont d’énormes qualités : le plan séquence INCROYABLE du 4 et l’évolution de la relation des personnages pour le 7, mais bon.  
Vient ensuite mon vrai reproche : la fin. 

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Alors attention, il n’est pas question de dire “est-elle bonne ou mauvaise ?” parce que la fin est bien. [SPOILERS !]
Le méchant est éliminé, tout le monde s’en sort, etc, etc…
Mes deux reproches principaux sont les suivant : de une, le classicisme de la fin me reste un peu en travers de la gorge. Toute cet pluie de clichés face à laquelle la série a su parfaitement se faufiler entre les gouttes la rattrape à la fin. Honnêtement, je ne saurais vous dire ce que j’en attendais, une révélation surprise ? Pas nécessairement. Des morts ? Oui, mais uniquement parce que le show et son côté nihiliste m’y avait préparer. Mais je ne peux pas leur en vouloir pour ce dernier point, en revanche, au niveau du nihilisme, le problème que j’ai du mal à “pardonner” concerne Rust et le brusque retournement de son personnage. Pessimiste nihiliste pendant 99% de toute la série, Rust trouve soudainement la foi, suite à son expérience de mort imminente. Comment un personnage aussi sombre peut remettre tout le fonctionnement de vie en doute suite à cela ? Se ment-il à lui-même ? Etant donné sa réaction quand il raconte cela à son ami, j’en doute (au passage, j’annonce que Mcconaughey va continuer manger du prix d’interprétation jusqu’à la fin de l’année prochaine !). Alors le scénariste/créateur qui ne veut pas trop nous prendre pour des idiots essaye de nous vendre une “matière noire” plutôt que la lumière, essayant, encore une fois, d’éviter les clichés, mais c’est trop tard, à mon goût, le mal est fait. Ce revirement est, certes, un choix audacieux, étant donné la teneur du personnage, mais je n’y adhère pas. Si les rôles avaient été inversé, je n’ai pas de mal à imaginer Rust justifier cela en parlent de perturbations de la chimie cérébrale… [FIN SPOILERS]
Bref, ce n’est -encore une fois- que mon avis, mais oui : la fin m’a laissé un goût amer et probablement pas celui que j’espérais.
Avons-nous été joué par un scénariste qui nous poussais tellement vers une fin sombre qu’il nous a au contraire conduit en pleine lumière ? Je l’espère, même si en ce qui me concerne, je m’attendais à rester dans les ténèbres…

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Verdict : Une série proche de la perfection avec, certes, de petites dissonances ici & là et un final qui crée la division ; “c’est le voyage qui compte, pas la destination” ? Certes, et quel voyage avons-nous eu…!

4.5/5

SPOILERS (jusqu’à la fin) ! 

Notes : Même si la série se veut une anthologie (soit pour la prochaine saison, une nouvelle équipe, un nouveau lieu et un nouveau mystère impliquant un complot), le créateur a tout de même gardé le droit des personnages…sur le papier. Lui laissant ainsi la possibilité de conter la suite des aventures de Rust & Marty…

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Guide des épisodes :

S01e01 - The Long Bright Dark

Note : Exposition, non pas lente, juste ce qu’il faut pour nous intrigué et nous embarquer dans le périple. Grâce au interviews dans le futur, nous sommes d’autant plus happé par le fait que nous feront partie de l’enquête pour résoudre le mystère… 

S01e02 - Seeing Things

S01e03 - The Locked Room

S01e04 - Who Goes There

Note : Presque l’épisode le plus “série”. Un gang de biker (qui ont perdu toute crédibilité depuis “Sons of Anarchy”. Une histoire d’infiltration. Des drogues. Tout marche de manière organique par rapport à l’intrigue, mais l’accélération du rythme, soudainement, nous prend de court. Reste le morceau de bravoure, un plan séquence d’action de 6 minutes digne des plus grands…

S01e05 - The Secret Fate of All Life

Note : Mon épisode favori. Le moment (principal) où les deux narrateurs mentent ouvertement, sauf à nous. une maîtrise dans le montage, la mise en scène et l’écriture (sans parler de l’acting) qui montre le sommet de la série. Un épisode parfait.

S01e06 - Haunted Houses

S01e07 - After You’ve Gone

Note : Voici probablement l’épisode le moins “bon” de l’anthologie, car, encore une fois, trop “série” et une fin pas originale. Mais les réunion des deux hommes et leurs discussions valent de l’or. 

S01e08 - Form & void

Note : Beaucoup ont été déçu par son manque d’originalité et sa fin. Il a été dit que de nombreuses théories du net étaient supérieures à cette conclusion, mais peu importe. L’auteur nous amène à son véritable message : une simple histoire de gentils et de méchants…alors certes, on peut déstructurer son récit, le mettre à nu pour n’en sortir que le fond du fond, mais est-ce que cela en valait vraiment la peine ? 

Sur le série-o-mètre :

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Et vous ? Qu’avez-vous pensé de cette série et surtout de sa fin…?

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Sorti le 26 mars

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Captain America, le soldat de l’hiver de Joe & Anthony Russo

Voici votre nouvelle dose (trimestrielle ?) de Marvel, aujourd’hui le patriote ultime est de retour…et donc ? God bless ou pas God bless?

Sujet : Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s’adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d’intrigues qui met le monde en danger. S’associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l’étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicite l’aide d’un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi - le Soldat de l’Hiver.

Critique : Bon…je ne sais pas si vous vous en souvenez mais je vous ai fait, à vous comme à moi, une promesse récemment : celle de juger les films Marvel honnêtement maintenant. De ne pas m’en tenir à la geek attitude du “Ouf, le film fonctionne, c’est déjà bien alors OK" -comme je l’avais fait pour Thor : Le Monde des ténèbres. Cette époque est révolue, alors voici donc, ma VRAIE critique du dernier films Marvel en date Captain America : Le soldat de l’Hiver.
Un coup de gueule pour ouvrir le bal : ASSEZ avec les résumé sur les sites qui dévoilent immédiatement l’identité du soldat de l’Hiver. Certes, beaucoup ont lu l’histoire (géniale !) de Ed Brubaker mais beaucoup de ceux qui vont voir le film, non. Alors taisez-vous et laissez-les apprécier ce qui est vraisemblablement une surprise puisque ladite révélation n’arrive que passé une heure de métrage ! (c’est donc bien une révélation et non pas un simple élément/postulat de base) 

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Nous retrouvons donc, Steve Rogers, Captain America, de nos jours, comme nous l’avions quitté après les Avengers, travaillant toujours pour le SHIELD. Joss Whedon avait tout un pan de son histoire inclue dans son film, mais cela fut coupé pour des raisons de timing, Pas de blagues revues un million de fois sur le fait qu’il s’adapte à notre époque et compagnie, déjà pour ça merci. Non, Cap’ est maintenant bien intégré et régulièrement mis en binôme avec la veuve noire qui, elle, essaye de le caser. Leur duo fonctionne assez bien, comme c’était déjà le cas dans le comics. Ce film est plutôt un film d’espionnage, une menace plane sur le SHIELD et donc le monde et Cap doit gérer tout seul car, comme le veut LA règle des films de ce genre : On ne peut faire confiance à personne.
Basé aussi sur une série de comics récents du SHIELD (Secret Warriors) qui implique le groupe terroriste HYDRA (comme ce fut le cas du premier opus), le film ne présente rien de très original, si ce n’est le chamboulement crée par la fin et qui nous réserve de belles surprises quant à la suite des Vengeurs et même, dans une autre mesure, en ce qui concerne la série télévisée Marvel’s Agents of SHIELD.

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La série des Captain America au cinéma se démarque des autres films de la manière suivante : son procédé de base est toujours original : le premier film se passait pendant la seconde guerre mondiale et celui-là est un film d’espionnage. Il faut au moins le reconnaitre. Seulement, le fait d’avoir une intrigue indépendante (ce que j’attend personnellement : le fait que cela soit u film en lui-même et pas juste “un film de super-héros”) fonctionne si l’on a quelque chose à dire (comme Tony Stark qui se cherchait en tant qu’homme et héros dans Iron Man 3), ici, ce n’est pas le cas. Cap ne cherche pas vraiment sa place (même si on en parle), ses intrigues amoureuses ne sont que des gags et son message profond est…inexistant. Par essence (dans ce film du moins), Cap n’existe que par rapport aux autres : la veuve noire, Nick Fury, le Faucon (qui s’appelle Falcon, ben oui parce que “Faucon” c’était trop dur à dire) et bien sûr le soldat de l’Hiver. Il serait probablement plus intéressant de mettre Captain America face à un perte de ses valeurs, plutôt que de continuer à le voir régler des missions.
Notons la présence de Robert Redford (ce qui est quand même étonnant) qui est excellent bien que, comme tous les grands, il fait du “lui-même, mais ça suffit. Scarlett Johansson continue de prêter sa plastique à l’espionne Russe la plus célèbre de Marvel. Son personnage a assez de complexité et d’humour pour bien se démarquer du héros à l’écran, ce qui est une excellente chose puisqu’elle ne joue pas seulement “la fille” et puis surtout parce que c’est la seule super héroïne Marvel que nous ayons à l’écran actuellement et je trouve cela bien dommage, les petites filles aussi méritent des idoles “super-héroïques”…image

La mise en scène n’a rien d’extraordinaire, elle se contente de suivre l’action comme d’habitude. L’histoire est tout de même d’une linéarité basique et ne constitue que très peu de surprises à part, comme je le disais, dans sa conclusion finale. A titre informatif, je trouve que la fin du premier film fut l’une des meilleure des tous les films Marvel mais, en comparaison, celle-ci fait peine. Le film s’arrête presque comme au milieu d’une scène, nous promettant une suite plus ou moins basée sur les suite des événements auxquels nous venons d’assister alors qu’il vaudrait probablement mieux avancer… 

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Verdict : Un film sympathique, mais inégal, plein de bonne volonté mais qui ne parvient pas à injecter quelque chose d’original dans le genre “Super-héroïque”. Encore une fois, un film de Captain America qui, au bout du compte, sonne plus comme une prélude aux Avengers qu’autre chose…

2.5/5

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Sorti le 26 mars

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All about Albert de Nicole Holofcener

Le film posthume du grand (et regretté) James Gandolfini est une comédie romantique, mais pas que…

Sujet : Mère divorcée, Eva se passionne pour son métier de masseuse. Très attachée à sa fille, elle redoute le jour – désormais imminent – où celle-ci va quitter la maison pour aller à l’université. A l’occasion d’une soirée, elle rencontre Albert, un homme doux, drôle et attachant qui partage les mêmes appréhensions qu’elle. Tandis qu’ils s’éprennent l’un de l’autre, Eva devient l’amie et confidente de Marianne, une nouvelle cliente, ravissante poète qui semblerait parfaite si seulement elle n’avait pas un énorme défaut : dénigrer sans cesse son ex-mari. Soudain Eva en vient à douter de sa propre relation avec Albert qu’elle fréquente depuis peu.

Critique : All about Albert (traduction étrange du titre qui, en VO, donne :  Enough Said, soit littéralement “Assez dit”, mais plus logiquement : “Tout est dit”) est un film indépendant Américain comme il en pullule beaucoup. Comédie mi-romantique, mi-film de quarantenaire aussi, ce genre d’oeuvre “mi-doux mi-amer” ne marquera pas l’histoire, même si elle se déguste sans modération.  

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D’abord le point fort de ce genre de films et celui-là en particulier : les acteurs. Toujours justes, ils n’en font jamais trop. Le duo de l’affiche est composé de deux acteurs stars de la télévision : d’abord l’héroïne Julia Louis-Dreyfus qui fait du Julia Louis-Dreyfus (la demoiselle est devenue célébre au travers de son rôle d’Elaine dans LA sitcom “Seinfeld” et elle connait maintenant un grand succès dans son nouveau sitcom HBO “VEEP” pour laquelle elle interprète une vice-présidente américaine incompétente et pour laquelle elle a reçu un Emmy Award). Toujours drôle et pétillante, son jeu n’évolue guère, mais elle fait toujours autant plaisir à voir. Vient ensuite le patron, Monsieur James Gandolfini (je ne sais pas combien de prix d’interprétation pour son rôle de Tony Soprano dans LA série du même nom) qui joue un homme sensible, tendre et amoureux de manière très pudique (à priori, comme il l’était dans la vie). Maintenant, il est aussi important de noter que le scénario du film tient sur un fil et, si l’on doit être un peu dur, il possède une intrigue de sitcom…

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Et oui : parce que le concept du “je suis amie avec l’ex de mon mec et je ne le dis à personne et j’écoute ce qu’elle en a à dire” n’est pas mauvais, juste digne d’un épisode de Friends. Alors certes, le traitement ici n’a rien d’original mais ça fonctionne, sans que cela soit pour autant novateur. Le développement d’une comédie romantique n’a pas de secret pour n’importe qui qui en a vu plus de deux et le schéma de base inhérent à ce genre ne change pas ici. Peu de surprises, mais avec le niveau d’interprétation et une histoire correcte, le film se laisse voir.    

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Après évidemment, il n’y a pas que ça. Je parlais en préambule d’un “film de quarantenaire” et c’est vrai qu’il y a tout un pan majeur de l’histoire qui parle de ces parents dont les enfants quittent le nid, donnant ainsi le coup de grâce à une structure familiale détruite par un divorce (comme c’est ici le cas pour les deux personnages principaux). Ce point narratif est l’ancrage de la relation entre nos deux héros et il constitue l’autre coeur du film, qui avait bien besoin de plus de “chair”…

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Verdict : Un film sans surprise, mais bien interprété et bien écrit. Un bon moment à passer, sans en attendre des merveilles, le film tient ses promesses, qu’il avait justement pas voulu très élevées.   

2.5/5