Inutile en journée, useless by night...

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Avril 2013

10 avril

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Oblivion de Joseph Kosinski

Ah Tom…tu nous manque souvent, mais c’est pas tes films qui nous aident…Après le sympathique “Jack Reacher” Tom revient avec un film de SF réalisé par le mec qui a fait “Tron : l’héritage”. Alors commençons par le point positif du film : son visuel. L’images et les décors sont tout juste splendides. Bravo les mecs ! Et là vous vous demandez : attends, il a dit LE point positif. Un seul ? Mais pourquoi ? Et bien parce que c’est tout. Indépendamment de ça, le film ne sert à rien. A l’image des grand paysage de la terre repris par les forces de la nature : il est vide. Le scénario tient dans un mouchoir de poche malgré ce qu’il veut vous faire croire et tout y est d’une prévisibilité folle. Morgan Freeman devrait arrêter avec ce genre de rôle les scénaristes (y’en plusieurs en plus !) devrait penser à relire leur “oeuvre” avant de l’envoyer pour le tournage, ils s’éviteraient ainsi plusieurs erreur magistrale de scénario. Bref le film n’est pas autant mauvais qu’il sert simplement à rien.
Je pense que ça vient du fait qu’il est adapté d’une graphic novel et que les magnats d’Hollywood, dans leur bêtise confondante se disent qu’étant donné que tout ce qui a un rapport avec les comics marche actuellement au cinéma, ils n’ont pas de raison de s’arrêter là. Seulement voilà, dans le monde des bandes-dessinées, comme dans celui du cinéma, il y a aussi des merdes.
1/5

17 avril

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Clip de Majas Milos 

Clip est un film intéréssant dans le sens qu’il est un des premiers à mettre en avant la génération 2.0, celle de l’information instantanée, des iphones, des clips à 18 millions de vue et autres. Nous ne suivons même pas une jeune femme en serbie qui cherche àç être célébre ou quoi, nous voyons juste son quotidien. Et même s’il peut paraitre…disons, “décadant” il reste représentant d’une partie d’une génération en manque de repères, partagée entre les valeurs et la mondialisation des informations qui leur parvient, en un mot, (attention gros mot !) la SURPOPCULTURISATION en somme. Seulement voilà, à trop vouloir en dire, le film se perd un peu (parle-t’on d’une génération ? D’une relation ? D’un problème famillial ?) et par la même ce qu’il a à dire.
Reste un film courageux et volontairement très démonstratif qui laissera peu de gens indifférents ainsi qu’un message assez sombre sur le futur…
2.5/5

24 avril

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Iron Man 3 de Shane Black

Ils nous ont fait peur les gars de chez Marvel. D’abord le premier Iron Man, le pionier qui permet à Marvel de se poser en tant que véritable studio indépendant. Puis Iron Man 2 et là, c’est le drame : un film d’une impressionnante inutilité. On pense que c’est fini, qu’ils ont eu un coup de chance et que maintenant, la moyenne est dans la médiocrité. Seulement voilà la petite histoire : quand Robert Downey Jr. était au fond du trou (oui c’est dur de l’imaginer aujourd’hui, mais pourtant), un homme l’aide à revenir là où il a sa place : sur le grand écran. Cet homme ? Shane Black (le véritable maître du buddy movie et créateur des personnages de “L’arme Fatale”). Le film ? “Kiss Kiss bang bang”. A partir de là, notre futur Tony Stark revient à la surface et devient l’homme à l’armure rouge et or.
Des années plus tard, Downey Jr., maintenant au sommet de la gloire (et de plusieurs franchises) se souvient de celui qui l’a “sorti de la merde” et lui propose de réaliser le troisième opus d’Iron Man (en écrivant aussi le scénario). Et maintenant ? Et bien nous voilà avec un Iron Man encore meilleur que le premier, avec un Tony Stark au sommet de son art. Le film est bel et bien sur Stark et pas sur Iron man et il se paye même le luxe d’avoir une vraie intrigue (ainsi qu’un entorse énorme envers le comics que les fans accepterons de gré ou de force).
Le générique de fin annonce, comme James Bond : “Tony Stark will return”. Certes, mais comment ? Et joué par qui ? Parce que même si, à l’instant où j’écris ces lignes Downey n’a pas renouvelé son contrat (passé “Avengers 2”’ il est “libre”) une chose est sûr, si c’est son dernier, c’est un magnifique chant du cygne.
4/5 

(Alors là vous vous dites : “Tu déconnes ? Tu mets genre presque la meilleur note à un film de studio ? Oui bien sûr mais quand je mets du 4/5 à un film comme Iron man, je ne parle pas d’une échelle à valeur de l’histoire du cinéma ; je ne mets pas de parallèle entre ces films et les oeuvres de Stanley Kubrick par exemple, je note juste les films en fonction de ce qu’ils veulent/disent être. Ainsi, dans ce cas, Iron Man est un excellent film de super héros alors que Oblivion est un très mauvais film de sicience-fiction. Voilà. 
Mais pourquoi je ressens le besoin de m’expliquer ? Qu’est-ce que ça peut vous faire…? Y’en a encore qui lisent ces lignes ?)
^^

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MARS 2013

13 mars

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Cloud Atlas de Lana Wachowski, Tom Tykwer et Andy Wachowski.

L’expérience “hors du commun au cinéma” annoncée sur l’affiche se résume rapidement : il s’agit de plusieurs films en un. Comme un film à sketchs avec les mêmes acteurs qui se griment mais au lieu de penser “sketchs” pensez “moyen-métrages”, le tout vaguement liés par autre chose que par les acteurs… Que dire sur Cloud Atlas…? On disait que le livre dont est tiré le film était inadaptable; sur le terrain là, mission accomplie. Passé ça, le(s) film(s) est/sont-il(s) intéréssant(s) ? Oui, ça se laisse tout à faire regarder, toutes les histoires ne sont pas égales mais elles se tiennent. Seuls problèmes : il faut être extrêmement concentré quand on regarde ce film car il propose véritablement un challenge au spectateur lambda qui doit passer d’un film à l’autre en un clin d’oeil et se souvenir de tout. ça finit par arriver éventuellement -et il vaut mieux, car en presque 3 heures de film il y a de quoi se perdre. L’autre problème majeur du film est -attention ça va être violent- son manque d’ambition. Quoi ? Mais un film de presque 3 heures qui présente plusieurs histoire en même temps c’est pas assez ambitieux pour toi connard ? (je m’écris à moi-même j’ai donc le droit de m’insulter) Et ben, non ! Parce que en mettant en parallèle tous ces histoires, nos trois metteurs en scène nous font miroiter quelque chose qui n’arrive en fait jamais dans leur film : une véritable connexion entre les périodes. Certes ils nous mettent quelques “indices” un tatouage  un air de musique, mais rien de bien satisfaisant.
C’est ce qui aurait fait toute la différence entre un bon film et une oeuvre : suivre toutes les histoires de ces personnages et ne pas se sentir “récompensé” à la fin à quelque chose d’assez frustrant au bout du compte. Cela ne nuit pas nécessairement au film, mais sa couple son souffle épique et le laisse dans une case qu’il voulait probablement éviter à tout pris : celle d’être un film sympathique. 
3/5

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40 ans : mode d’emploi de Judd Apatow

Le nouveau Judd Apatow, généralement toujours attendu par ses fans comme le messie…personnellement, j’ai du mal à comprendre quel est l’attrait qu’on lui trouve. Alors oui : il fait de la comédie avec de vrais morceaux de sentiments dedans, certes, mais à part ça ses films deviennent de moins en moins bons avec le temps -à moins que je ne sois à ce point-là imperméable aux bons sentiments ?! Ici que dire…le couple présent dans son plus grand succès (coïncidence ?) “40 ans : toujours puceau” vit sa crise de couple/de la quarantaine. C’est fin mais sans aucune originalité. C’est une crise de couple qui aurait très bien pu être tournée quasiment avec le même scénario mais joué en dramatique tant le rire n’est pas si présent que ça. Le concept de “dramedy” est plus à propos ici. Les acteurs se défendent mais il n’y a rien d’hors du commun.
A mon goût, Judd Apatow devrait plus jouer sur le côté sérieusement poussé de la comédie, plutôt que de s’essayer au travail d’orfèvre qui ne lui réussi pas particulièrement…
2/5

20 mars

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The place beyond the pines de Derek Cianfrance

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir ce film, honnêtement. La critique est unanime, le casting sérieux (Ryan Gosling post-Drive, Bradley Cooper, Eva Mendes). Le film est une fresque sur l’Amérique profonde, la destinée et les liens du sang. Une histoire de fils et de pères et leur péchés. C’est beau, intelligemment mis en scène (voir le moment où quand le fils marche dans les pas du père, la caméra se met à le filmer comme son géniteur). Après c’est sûr que 2h30 c’est tout de même un peu long pour un film qui passe du film d’auteur au mélo en passant par le drame. L’histoire est extrêmement bien construite et cohérente, juste un poil anxiogène à mon goût. C’est une grande tranche de vie(s) que nous propose de partager ici Derek Cianfrance , avec plus ou moins de longueurs, même si, à mon goût, en voulant aller sur un peu tous les genres du cinéma indépendant, le réalisateur s’y perd un peu et par-là même notre intérêt, qu’il parvient, tout de même, à toujours récupérer.
Une fresque humaine et intrigante, magnifiquement interprétée et mise en scène, juste un peu trop intimiste pour fonctionner pleinement en tant que chronique épique et intimiste…ah ben tiens,au moins le réalisateur aura inventé un nouveau genre.
J’étais sérieusement parti pour un “2.5”, mais la mise en scène et l’acting -encore une fois, ont tiré le film vers le (point du) haut.
3/5

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La Chute de la maison blanche de Antoine Fuqua

On nous l’a vendu comme le vrai “nouveau” Die hard et ben devinez quoi…? Non. Non seulement on nous vend un “bon film d’action” -pas fait par un tâcheron en plus ! le mec de Training Day- et pourtant ben…c’est nul quoi. Enfin nul, je suis dur, c’est déjà vu un million de fois…dans les années 80/90. Mais avec + de budget là. Gerard Butler a laissé tout son charisme sur le tournage de “300” (et il ne l’a pas récupéré depuis), Aaron Eckhart et Morgan Freeman sont au minimum syndical et le scénariste devait écrire le scénario en regardant la télé. (ATTENTION CE QUI VA SUIVRE EST UNE VRAIE RÉPLIQUE DU FILM, PAS UNE PARODIE) ”On va jouer au jeu du va te faire foutre. Tu commences.” Shakespeare au scénario ? Non. Même pas qu’on aurait voulu de lui, mais au moins les répliques des films de notre enfance (Stallone & Arnold -oui j’ai pas le courage d’écrire son nom) avaient quelque chose de “fun”. Ici c’est juste con. De la réplique pour de la réplique. Il sera juste intéressant de mettre en parallèle ce film avec l’autre qui sort dans quelques mois et qui a EXACTEMENT le même sujet et réalisé par Roland Emmerich (sans fin du monde et aliens ? Si, si, c’est possible !). 
Une nouvelle tentative “revival 90’s” d’Hollywood sans âme.Ni scénario. Ni acteurs. Attendez, on parlait de quoi déjà ? 
1/5
(Ils ont une belle qualité d’image quand même…! ^^)

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Bon ben devant la demande générale (je rigole), je continue…

Tout en me demandant -comme l’a suggérer Romain- si je devrais pas tourner les critique en vidéo…bref. Voici les films que j’ai vu en février. 

Enjoy (ou pas).

FEVRIER 2013

6 février

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“Et si on refaisait les “Incorruptibles” les mecs ? 
-Ah ouais ! Ben comme on a plus d’idées, c’est carrément une bonne idée José ! Bon à la place de Kevin Costner ? 
Ben Josh Brolin ? Bien sûr ! Et pour DeNiro ? 
-Là il faut du lourd ! Je pense…Sean Penn ! 
Mais jamais il acceptera ! -Si si, détrompe-toi il a ses impôts à payer lui-aussi ! 
-Ah cool !”
Vous ne pensez pas que je pourrais m’arrêter là pour ma critique…? Ouais vous avez raison faut que je développe : le film se tient en lui-même, c’est juste que c’est carrément pas original et assez convenu. Sean Penn -que j’adore au demeurant- en fait un peu trop et certains effets de mise en scène s’accordent mal avec la période du film. 
Reste un film regardable, mais qui vous met tellement à l’aise dans une intrigues et des personnages convenus que personne ne vous en voudra si vous finissez par vous endormir…
2/5

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Hitchcock de Sacha Gervasi

Alors pour des raisons que j’ignore, j’ai entendu la presse véritablement “casser” ce film, qui est franchement, pour moi, tout à fait sympathique. Attention, ce n’est pas un biopic sur le “maître du supens”, mais seulement le “making of” de Psychose. Et à ce niveau-là c’est un gentil film. Bien interprété, fourmillant d’anecdotes, correctement mis en scène, cette petite comédie (ou Dramedy pourrait-on dire) est sans prétention et se laisse voir sans problème. Elle nous montre la personnalité du grand Alfred Hitchcock ainsi que son quotidien, en particulier sa relation avec sa femme, qui sert de fil rouge, ainsi qu’avec Ed Gein, le serial-killer qui inspira le film Psychose. Plus qu’un metteur en scène, le film met aussi en valeur Hitchcock comme un maître de la promotion, déterminé à vendre un film que même les studios ne voulaient pas entendre parler et qui deviendra le plus grand succès de sa carrière…
Divertissant et sans prétention, ce film est à réserver en priorité aux amoureux du 7ème art, en particulier de Psychose qui, à la fin, n’aura guère de secret pour le spectateur. 
2.5/5

13 février

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Flight de Robert Zemeckis

Après plusieurs années où il s’occupait uniquement d’ordinateur, Robert Zemeckis revient enfin à au réel. Avant de faire la “critique” de ce film, l faut rendre la César ce qui lui appartient : la première demi-heure de ce film fait parti des choses les plus impressionnantes que j’ai jamais vu. Du réveil de Denzel Washington à son “atterrissage”, nous sommes emportés avec lui dans une séquence mémorable et filmée avec brio. Passé cela, le film commence vraiment…et pas là où on pouvait l’attendre. Attention révélation : c’est un film sur l’alcoolisme. Et oui, vous ne vous y attendiez pas non plus hein ? Correction : c’est un bon film sur l’alcoolisme, un tout petit peu trop long -mais c’est le problème quand on envoie toutes ces cartouches dans la première demi-heure, toute la suite parait un peu ralentie et comme il ne se passe pas -per se- grand chose ensuite, c’est dur de faire la balance. Quand je dis qu’il ne se passe pas grand chose, cela ne s’applique pas au niveau des personnages qui sont merveilleusement écrits. Indépendamment, l’interprétation de Denzel Washington est tout bonnement phé-no-mé-nale (vous savez que je le pense parce que j’ai mis des tirets et tout). Si Daniel Day-Lewis n’avait pas été aux Oscars cette année, Monsieur Washington l’aurait -encore- eu, c’est sûr. Il crée un personnage cruellement réel et mis en valeur par le réalisme ambiant qui compense avec la scène d’ouverture. 
Un film “adulte” est assez rare ces temps-ci à Hollywood pour être notifié. Même si le film n’échappe pas un classicisme inhérent aux productions Hollywoodiennes, son statut de film original, sa mise en scène et son interprétation valent le coup d’oeil, faisant presque oublier ses longueurs. Revenez plus souvent Monsieur Zemeckis.   
3.5/5

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Hôtel Transylvanie de Genndy Tartakovsky

On est d’accord que “Par le studio qui vous a présenté Les Schtroumpfs” sur l’affiche n’est pas des plus rassurant…quoi qu’il en soit, “Hôtel Transylvanie” est un film d’animation distrayant, qui manque probablement d’un petit grain de folie, les scénaristes s’appuyant uniquement sur nos acquis concernant les “créatures mythiques” (Dracula, Frankenstein, le loup-garou et consorts) avant de fondre le tout dans une histoire plus ou moins classique et purement enfantine, ce que Pixar parvient à détourner avec succès.
Et pourtant niveau film d’animation, je suis plutôt bon public. 
2/5  

20 février

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Die Hard : belle journée pour mourir de John Moore

John McClane revient encore. Il était déjà revenu une fois et c’était plutôt cartonnesque, mais pourquoi pas ? Un peu comme le dernier Indiana Jones mais en réussi (ah oui pardon il n’existe pas celui-là, c’est vrai). Ici, nous revenons à de l’action plus “terre à terre”, c’est à dire pas de “McClane contre un F-16” par exemple, mais ce n’est qu’une illusion. Passée une première scène d’action “réaliste” -c’est à dire elle n’implique que des voitures- nous nous retrouvons dans du McClane à mi-chemin entre “58 minutes pour vivre” et “Die Hard : Vivre libre ou mourir”. Le problème est que le personnage ne McClane ressemble de plus en plus à une caricature de lui-même, ne jetant que des répliques “fun” dès qu’il en à l’occasion. De manière tellement  cachée des fois qu’on le croirait fait en post-production. Sa relation avec son fils se veut tumultueuse au début puis “Hollywoodienne” vers la fin (vous voyez ce que je veux dire) et -point négatif- en tant que fils de John McClane sa progéniture manque cruellement de charisme. Reste un intrigue pâle mais, soyons honnête, digne d’un Die Hard et -encore une fois- un méchant sans trop de charisme, ce qui manque depuis les frères Gueber, dignes adversaires de Bruce Willis dans le premier et le troisième volet.
Je pense que tout cela est signe qu’il vaut mieux s’arrêter quand on est enc— un autre ? Déjà en production ? Ah bon d’accord. Autant pour moi Hollywood, continuez à danser sur les cendres de vos anciens succès, en espérant les ramener à la vie. 
2.5/5

27 février

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Möbius de Eric Rochant

“Enfin un film Français dans tes listes !” me direz-vous, à raison d’ailleurs. Et quel film ! Je vis être honnête, je ne m’attendais pas à grand chose, la bande-annonce, obscure et excitée pour un rien de Möbius semblait parler d’espionnage et mêler tout ça avec une histoire de finance et d’amour bien entendu et…c’est bien le cas, mais tout est écrit et joué avec une finesse sans pareille, tellement que cela fait du bien aux oreilles d’entendre des acteurs qui savent jouer (je sais pas vous mais personnellement des acteurs Français qui jouent sans faire du “mot-à-mot” ça se trouve pas tous les jours non plus).  Indépendamment, l’intrigue du film est parfaitement construite et la mise en scène tout à fait correcte. Je ne veux pas parler trop vite parce que ce n’est que le mois de février, mais je vais le tenter quand même : “si vous ne devez voir qu’un film Français cette année, voyez Möbius” (ou Astérix 14 si c’est plutôt votre truc… ^^).   
Un thriller très solide, bien écrit et bien joué qui vaut franchement le détour car c’est tout de même l’avantage du cinéma Européen : ici il y a VRAIMENT du suspens, car rien par chez nous n’est téléguidé. On sait bien que quand on arrive vers la fin du film on ne sait vraiment pas comment ça va finir à l’instar du cinéma Américain où tout est quand même prévisible, car joué à l’avance (Vous ne pensiez tout de même pas que Bruce Willis allait mourir à la fin de “Die Hard” non ? Ou James Franco à la fin de “Oz” ou— enfin, vous voyez ce que je veux dire).
4/5

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1er Trimestre

Et oui, au lieu de vous faire une critique de temps en temps et si j’en faisais plusieurs (plus courtes du coup) d’un seul coup ?! Quelle bonne idée hein ? Non?! Je sais pas je vous entend pas étant donné que j’écris juste. Here we go…
PS : C’est parti au fait je vais des notes sur 5 maintenant (et oui : je mets les demis SI JE VEUX ! -et des fautes aussi). 

JANVIER 2013

2 janvier

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Maniac de Franck Khalfoun

La première (et dernière ?) excellente surprise de l’année. Un remake qui se place sur la même ligne que l’original mais sur un angle différent. En effet ici nous suivons le quotidien d’un tueur en série aimant scalper les femmes (on a tous besoin d’un hobbie) mais nous le suivons entièrement de son point de vue, le film étant filmé à la première personne. Ce qui nous met dans une position fortement désagréable et donc très intéréssante. Pour le peu qu’on voit Elijah Wood il est excellent (si on passe outre le fait que un tueur de 20 kilos tout mouillé est crédible ^^).
Original, presque crade et bien mis en scène, ça change des merde d’horreur qu’on trouve à tous les coins de rue aujourd’hui…
3.5/5

16 janvier

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Django Unchained de Quentin Tarantino

Ah, Quentin…j’ai une relation étrange avec le garçon dans le sens que j’ai toujours eu ce feeling qu’il est parti du sommet (Reservoir Dogs) et qu’il n’arrête pas de redescendre depuis. Attention comprenez-moi, je ne vais non plus casser Django, qui est un bon film, mais le problème est que Tarantino se retrouve plus ou moins bloqué dans ce qu’il sait faire : du Tarantino. Voilà probablement pourquoi il va de genre en genre, apportant sa pate et ses dialogues, mais, c’est comme si a formule commençait à lasser. Ici par exemple j’ai ressenti pour la première fois une certaine lenteur qui ne m’avait affectée précédemment que sur son précédent : Inglorious Basterds. Il sait toujours parfaitement manier ses acteurs (tous excellents) ainsi que sa mise en scène dynamique, sans quitter l’hommage au genre. Reste une conclusion inutile car un peu bateau et un personnage principal, à mon goût, un peu plat.
Oscar du meilleur scénario original 2013 au fait ! Ah, on s’en fout ? Ok on s’en fout…
3/5

23 janvier

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Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow

La (première) réalisatrice Oscarisée (et ex-femme de James Cameron) revient dans le genre qui l’a fait “exploser” le film de guerre. De guerre ? Pas tout à fait, d’espionnage plutôt. Nous suivons ici littéralement la traque  de Ben Laden ou comment une gratte papier parvient à le débusquer à force de détermination )à la limite de la folie (pour info -et ceux qui connaissent- le personnage de l’héroïne est inspirée d’une véritable agent de la CIA, qui a aussi inspiré le personnage de Carrie dans le série “Homeland”). L’intrigue est tellement bien construite que nous sommes emportés dans un tourbillon d’informations et de faux semblants. Il est d’autant plus passionnant de suivre l’enquête quand on sait que nous sommes probablement au plus proche du véritable déroulement des choses. Jessica Chastain délivre une interprétation honnête, sur un personnage difficile à cerner.
Intelligent et prenant. Ce qui est en soit un mérite pour un film dont l’aboutissement est déjà connu de tous… 
3.5/5

30 janvier

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Lincoln de Steven Spielberg

Soyons honnête: si vous n’êtes pas un fan extrême du 16ème président des état-unis l’intérêt du film repose sur deux noms : Spielberg & Day-Lewis. En ce qui concerne le premier, on sait que ces derniers temps il repartait dans une phase plus “molle” lancée avec “Munich” (qui n’en reste pas moins un très bon film) et perpétuée avec “Cheval de guerre” et aujourd’hui “Lincoln” -je ne parle pas de Tintin qui est un film d’animation ni de Indiana Jones, d’ailleurs j’aimerais qu’on se soit tous d’accord pour dire que ce dernier n’est jamais arrivé. D’accord ? D’accord. Lincoln n’est pas interprété par Daniel Day-Lewis il est réincarné dans DDL. Il est véritablement impressionnant dans ce rôle et son Oscar était la seule certitude de la cérémonie. Sinon le film suit en fait toute la procèdure politique entourant la fin de l’esclavage, avec d’un côté les députés à convaincre et les manipulations diverses à effectuer pour parvenir à faire passer l’amendement manquant. Nous y voyons la magnifique détermination du président, mais aussi tout un message sur le deuil de son premier fils, dont sa femme ne peut se remettre…
Comme souvent -en ce moment- pour un Spielberg, c’est loin d’être un mauvais film, c’est juste un film sympathique, magnifiquement mis en scène et interprété juste un poil trop fermé sur lui-même et ses machinations politiques. Plus qu’un film sur un président, c’est un film sur un moment précis de l’Histoire américaine. Et quel moment !
3/5

A suivre : Gangster Squad, Hitchcock, Flight et d’autres…

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50 ans de James Bond c’est quoi au juste ? 


6 acteurs, 23 films, 45 “James Bond Girls” et 11 réalisateurs, ce qui nous donne la deuxième franchise la plus lucrative du cinéma, derrière Harry Potter mais devant Star Wars…


Ce James Bond-ci avait une énorme responsabilité, qui incombait à la base au précédent volet “Quantum of Solace”, mais qui étant donné sa médiocrité, délégua en fait a “Skyfall”. 
La responsabilité a laquelle je fais allusion est celle de la pérennité. Non pas que James Bond en ait besoin pour continuer d’exister (le premier volet date tout de même de 1962 !), mais la pérennité double dans le sens qu’avait introduit pour la première fois “Casino Royale” il y 6 ans : celle du reboot mais aussi de la continuité narrative.

Je m’explique: 
En reprenant James Bond a zéro, les producteurs / gardien du temple Bond, Michael G. Wilson et Barbara Broccoli avaient (selon moi) fait le bon choix, mais en plus de cela, ils avaient décidé d’introduire directement un ligne narrative claire basée sur l’amour perdu de Bond (Vesper Lynd) mais aussi le fondement de ce qui nous amènera finalement au “S.P.E.C.T.R.E” du XIXème siècle (et peut-être même a Bloodfeld). “Casino Royale” fut, en tout point, magnifiquement orchestré ; le nouveau Bond, Daniel Craig, parfait et le ton du film résolument plus contemporain, essayant de reprendre la couronne que Jason Bourne avait essayé de subtiliser à l’agent secret le plus célébre d’Angleterre. 
Ce suivit narratif de “Casino Royale” fut appuyé par le début de “Quantum of Solace” qui débute 5 minutes après la fin du précédent, nous plaçant ainsi dans un contexte feuilletonnant très clair. Seulement voilà, “Quantum of Solace” n’est pas seulement un film largement inférieur à “Casino Royale”, c’est aussi un Bond sans saveur qui déçoit parce qu’il ne tient pas les promesses de son prédécesseur. Il se contente de reprendre les codes des films Bond sans garder la fraicheur du précédent opus.
Ainsi la responsabilité de “Skyfall” était donc bien double : pérenniser ce nouveau Bond tout en développant sa continuité narrative. Sur ces deux missions l’un est remportée, l’autre est en suspens. Aucune allusion ne sera faite sur les deux précédentes aventures, sans qu’elles ne soient niés pour autant (pas de pseudo S.P.E.C.T.R.E ou quoi que ce soit du genre ici). “Skyfall” s’est trouvé un autre responsabilité : célébrer 50 ans de 007. Mais comme faire cela quand la franchise vient juste d’être rebootée ? Et bien justement en développant ce côté reboot pour aller jusqu’à « boucler la boucle. »

Cet « épisode » de Bond se base principalement sur la M de Judy Dench (seule survivante des années Pierce Brosnan), cible du flamboyant méchant Silvia (interprété par le toujours très bon Javier Bardem). Bond protège donc ici sa boss/mère adoptive de ce cyber terroriste au passé lié à M et au MI6…

Les trois-quarts du film sont exactement ce qu’on attend d’un James Bond : poursuites, jolies filles faciles, monologue du méchant, re-poursuite…seulement, le “Casino Royale” de Martin Campbell avait au moins le mérite de faire des scènes d’action rythmées et originale. Ici, le côté « hommage » des 50 ans de Bond prend un peu trop le dessus et nous nous retrouvons avec des scènes d’actions, certes, correctes, mais sans grand originalité. Le méchant du film est nettement plus charismatique que le précédent (le Dominic Greene du pourtant très bon Mathieu Amalric) tout en ayant assez d’originalité pour le faire sortir du lot sans pour autant le rendre aussi mémorable que Goldfinger.
Le dernier quart du film se détache donc de la franchise Bond, mais ce n’est que pour lui rendre hommage. La dernière demi-heure est lancée quand M demande à 007 quel véhicule discret ils pourraient prendre. C’est alors qu’entre en scène…oui vous l’avez deviné : Une Aston Martin. Enfin, pas n’importe laquelle, l’originale, le tout accompagné par la musique rétro de James Bond. Suite à cela, le film se transforme en « survival » dans la  lande écossaise où les producteurs finissent de mettre en marche ce qu’ils n’avaient fait qu’effleurer depuis le début du reboot, ils développent quelque chose d’inédit : les origines de James Bond. Je n’en dirais pas plus, mais cela est dans la lignée des films précédents, cela rend plus humain notre agent secret, qui l’est justement de moins en moins…

La fin du film forme un réel retour aux sources, comme si, passé “Skyfall”, le spectateur pourrait –s’il passait outre le décalage temporel- reprendre James Bond depuis « Docteur No ». L’hommage aux 50 ans de Bond s’est en fait changé en fausse prequel…

Techniquement le film est, en revanche, au-dessus de tous les précédents films (oui je parle bien des 22 autres). Sam Mendes (“American Beauty”, “Les Sentiers de la perdition”) est un grand metteur en scène qui met ici tout son talent au service de sa majesté (!), il est accompagné à la caméra par Roger Deakins, aussi directeur photo officiel des frères Cohen. Le travail de mise en scène et de lumières est absolument majestueux dans cet opus. La partie finale dans la lande est digne d’un tableau impressionniste. Même les plus récalcitrants à l’univers Bondien le reconnaitront.

Que restera t’il donc de ce Bond ?

Un Bond de facture plus ou moins classique, sans pour autant en oublier ses deux prédécesseurs, une mise en scène splendide, un casting toujours bien géré, un renouveau confirmé mais aussi un retour aux sources dont il sera intéressant de voir le développement, puisque, comme le veux la coutume : « James Bond reviendra »…oui, ça c’est sûr.